Présentation des jardins en mouvements

La grainothèque voyageuse

Ce jardin est comparable à un casier à graines avec des compartiments de 2,5m par 2,5m. Les plantes sont choisies pour la particularité de leurs graines : graines volantes, graines légères, graines qui explosent, graines qui s’accrochent aux pelages des animaux et parfois aux vêtements des humains. Le visiteur découvre ce jardin et la collection de graines par des petits cheminements. Avec le temps, les plantes vont se mélanger et on pourra également étudier cette dispersion. Ce mélange évoque la mécanique naturelle du brassage planétaire.

La dormance 

Ce jardin évoque la capacité de la graine à dormir parfois pendant deux mille ans avant de rassembler les facteurs qui vont lever sa dormance par le froid, par le feu ou par l’action des sucs digestifs d’un animal. Ce jardin déjà boisé est accompagné d’arbres à graines de type Catalpa, Erable, Charme houblon. Comme la graine, le promeneur sera invité à la dormance et à la contemplation dans de grands hamacs suspendus dans les arbres. La cabane existante sert d’atelier pour la fabrication de bombes à graines. Le chemin en bois est accompagné par un nouveau cheminement réalisé avec des noyaux de pêches ou de pommes de pin.

Le cercle des cryptogames

La ronde de peupliers existants sous forme de clairière abrite des arbres morts au sol qui se dégradent lentement. Des brumisateurs apportent de la fraîcheur aux visiteurs mais surtout aux fougères appelées cryptogames (plantes dont les organes reproducteurs sont cachés). D’autres fougères sont plantées ainsi que des prêles. Un platelage en bois circulaire reprend la forme ronde des peupliers, tandis que l’entrée du jardin se fait le long de troncs au sol sur lesquels poussent des champignons. Des mares sont ajoutées à ce jardin afin d’accueillir des libellules qui étaient présentes, comme les fougères, il y a 300 millions d’années.

Les pieds sur terre

Ce jardin est sur le thème du recyclage et du sol. On y retrouve la Kerterre fabriquée en terre et dessinée par Luc Schuiten. On pourrait également imaginer une autre cabane de type « habitarbre » née également de l’imaginaire de cet artiste attaché à l’architecture végétale et au biomimétisme. Le sol est composé de matériaux de recyclage comme les tonneaux déjà présents mais également de terre cuite, de métal, d’enrobé, de bois etc. Ce chemin peut être parcouru pieds nus afin de sensibiliser le promeneur aux matières. D’autres plantes de sous-bois enrichissent ce jardin comme par exemple le cyclamen de Naples.

Le jardin du temps

Ce jardin est inspiré du cyanomètre (de cyan et mètre) qui est un nuancier destiné à évaluer l’intensité de la couleur du ciel bleu. Il est attribué à Horace-Bénédict de Saussure et Alexander von Humboldt et inventé en 1789.

Nous souhaitons faire l’éloge du ciel à travers ce lieu. Le jardinier travaille le sol et interroge le ciel. Nous vous invitons à entrer dans cette forme circulaire. Les plantes grimpantes vous accompagnent dans ce couloir qui dessine un cercle chromatique au-dessus du visiteur. Au centre vous découvrirez un miroir d’eau qui reflète le ciel. à vous d’observer et de comparer les couleurs avec le nuancier du Cyanomètre. Ciel bleu ou orageux ? Prenez ensuite le temps de vous poser dans les chambres de verdure, regarder les nuages, sentir les parfums, méditer.

Le jardin du vent

Le projet s’organise en bandes avec plusieurs variétés de graminées qui jouent sur les hauteurs et les couleurs. Un cheminement en caillebotis permet de laisser passer les graminées à travers cette grille. Ce caillebotis posé sur des rails évolue chaque année en fonction de la croissance des plantes ou du tracé que l’on souhaite lui donner. Certaines graminées ont un intérêt pratiquement toute l’année et même l’hiver par leurs couleurs de feuillage. Le stade graminées se rapporte aux premières phases de colonisation d’un sol nu avant l’apparition des plantes épineuses (friche armée). Un climax (état d’équilibre stable et durable atteint par une communauté végétale) à base de graminées se rencontre en haute montagne ou dans les steppes.

L’épine protectrice

Ce jardin est le deuxième stade du Climax (état d’équilibre stable et durable atteint par une communauté végétale). Les ronces commencent à remplacer la prairie et les graminées. Diverses plantes épineuses apparaissent et protègent les petits arbres qui commencent à grandir. Les végétaux à épines sont choisis pour cette particularité et leur diversité de formes. Un chemin en métal Corten sillonne ce paysage avec des angles importants. Des mots évoquant les épines sont écrits le long du chemin.

La forêt comestible

Ce jardin, déjà très boisé, est renforcé par le concept de la forêt comestible. La forêt est la dernière étape du Climax (état d’équilibre stable et durable atteint par une communauté végétale). Des arbres fruitiers accompagnent cette forêt ainsi que des plantes de type kiwis, vignes, mûres, houblons, qui grimpent aux arbres. Le sol est en sciure ou grands rondins de bois. Les deux portes du jardin sont marquées par des arceaux de saules pliés formant un tunnel sombre et renforçant l’ambiance de la forêt.

Une réponse à « Présentation des jardins en mouvements »

  1. […] du Cercle immense (Equipe Mayot&Toussaint et Gilles Clément) ont imaginé ces jardins comme une suite d’ambiances en passant du jardin du vent à l’épine protectrice, du potapoule à la forêt comestible. […]

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