
Les 13 hectares de parc de la Saline royale accueillent aujourd’hui 18 points d’eau, créés au fil des années par les jardiniers. Des espèces de plantes semi-aquatiques ont pris corps dans les mares et la tourbière, les insectes sont nombreux et les amphibiens y ont trouvé refuge. On vous emmène aujourd’hui faire le tour des zones humides de cet îlot de biodiversité en constante évolution.
Des mares et bassins végétalisées

Dans le jardin de la Dormance, le bassin central est orné de plantes semi-aquatiques pleinement adaptées à ce milieu humide : le carex, la menthe aquatique, le lysimaque ou encore les iris. Ces espèces furent plantées ici afin de créer un milieu favorable pour certaines espèces. Le jardinier opère par soustraction, en cherchant à définir et comprendre les équilibres. Parfois, il est nécessaire de retirer un peu de carex, plante très volubile et abondante, pour laisser davantage de place à d’autres végétaux comme la menthe.

Dans le jardin Les pieds sur terre, la mare installée est entourée de lysimaque, de plantes rampantes, de carex, d’iris et de pétasite, une espèce qui ressemble à la rhubarbe. En automne, des kakis prennent place dans ce jardin.

Au cœur de la tourbière du jardin de l’Arc Jurassien, éponge jouant le rôle de rétention d’eau, des plantes carnivores ont été installées. L’eau n’étant pas calcaire dans une tourbière, elles ont pu s’y développer. La sphaigne, plante mousse à l’origine des tourbières, prélevée dans le Haut Jura, a des capacités d’absorption importantes et trouve pleinement sa place dans ce jardin. L’argile de la tourbière a permis le retour des hirondelles à la Saline royale permettant de construire leurs nids.
Un environnement idéal pour les insectes et amphibiens

Dans le jardin de la Grainothèque voyageuse, proche du Bâtiment des Gardes, entrée de la Saline royale, les carrés d’eau présents sont très appréciés des oiseaux et des grenouilles qui peuvent facilement ressortir grâce aux planches disposées pour éviter la noyade.


Dans la mare du Cercle des Cryptogrammes, les batraciens s’aident des troncs d’arbre à proximité pour se cacher et sortir plus facilement du bassin si nécessaire. Les tritons se développent dans la mare du jardin « Les pieds sur terre » et les crapauds calamite viennent pondre dans les algues de la tourbière de l’Arc jurassien. Les grenouilles quant à elles, peuplent les bassins miroirs du Jardin des saules, aidées par des filets disposés aux abords de l’eau, pour ne pas se noyer.

La mare du Jardin manifeste, parcelle du Festival des jardins créée en 2022, s’est depuis largement agrandie accueillant aujourd’hui plusieurs espèces qui cohabitent et se plaisent à se cacher dans les rochers : les grenouilles, les libellules, les mantes religieuses…
Véritable incubateur à biodiversité, le bassin constitue véritablement un éco-système naturel équilibré grâce à la richesse de sa faune et de sa flore. En ce sens, les jardiniers de la Saline royale s’attachent à les créer, les agrandir et les entretenir, permettant de diversifier les zones humides sur l’ensemble du parc. Un environnement sain qu’il est possible de réaliser chez soi dans son jardin !





Laisser un commentaire