L’hirondelle de fenêtre de retour à la Saline royale grâce aux nouvelles zones humides du parc !

En 2022, la Saline royale devient un Cercle Immense après deux années de travaux. Au cours de l’année 2023, des mares et une tourbière ont été créées pour favoriser la biodiversité. Ces nouvelles zones humides ont permis le retour d’une espèce qui n’avait pas niché à la Saline depuis 2016 : l’hirondelle de fenêtre.

Les années 2021 et 2022 ont en effet été marquées par d’importants travaux sur le site avec la construction et l’aménagement d’un second demi-cercle sur la prairie située au Nord du monument. L’année 2023 fut alors centrée sur le suivi de certains aménagements mis en place depuis les travaux, notamment autour des zones humides.

Lors de l’aménagement du jardin de l’Arc Jurassien et sa tourbière, une couche de marne, restée au stade de boue, a été mise en place. Elle est en provenance de l’entreprise Wienerberger située à Lantenne-Vertière (25), spécialisée dans la fabrication de tuile. Une trentaine d’hirondelles sont venues chercher cette argile pour construire des nids dans les encadrements de fenêtre de la Maison du Directeur (ndlr : bâtiment central de la Saline royale).

Avec l’aide de la LPO (Ligue de la Protection pour les Oiseaux), un suivi de la reproduction a été réalisé. Il a été comptabilisé un total de 19 nids construits parmi lesquels 12 ont été occupés, 5 sont tombés et 2 étaient en ébauche mais n’ont pas été terminés. On peut ainsi conclure qu’au moins 12 couples ont réussi à se reproduire au sein de la Saline royale en 2023. À croire que la disponibilité de ce matériau était le facteur limitant à leur installation précédemment.

C’est un constat plus qu’encourageant, notre objectif est aujourd’hui de maintenir des conditions favorables pour perpétuer la présence des hirondelles à la Saline royale ainsi que de cette riche biodiversité que sont les crapauds calamites, les libellules, les chauves-souris et toutes les autres espèces présentes dans l’écosystème de la Saline royale. 

Les zones humides du parc semblent indispensables pour leur potentiels écologique, paysager, patrimonial et récréotouristique. Elles constituent aussi de précieux îlots de fraîcheur l’été.

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