
Dès la première esquisse du plan de masse, Claude Nicolas Ledoux, l’architecte de la Saline royale intègre des jardins vivriers pour nourrir les ouvriers du sel qui logent sur place.
Depuis l’année 2001, ces potagers ont fait place à un Festival des jardins : un ambitieux projet pédagogique qui rassemble de nombreux établissements scolaires et professionnels.
Aujourd’hui, la notion potagère est toujours présente dans les jardins du Cercle immense de la Saline royale et ambitionne d’alimenter le restaurant de la Saline royale pour favoriser un circuit-court au cœur du site et pour valoriser une alimentation saine et durable auprès de nos visiteurs.

Le jardin de permaculture dans le 2e demi-cercle
Le jardin de permaculture alimente le restaurant de la Saline royale et affirme que le jardinage est histoire d’observation, de lien avec le rythme des saisons, d’émerveillement et de respect du vivant. Différentes techniques sont mises en place afin de préserver et de nourrir le sol. Les jardins sont réalisés avec des rotations, des associations particulières. Des paillages retiennent l’humidité, diminuent le besoin en eau et favorisent un sol vivant. Le jardin est organisé sous forme de bandes parallèles reprenant les rayons du Cercle immense.

Le Potapoule dans le 1er demi-cercle
Potapoule est un mot-valise résultant de la fusion de potager et de poulailler. Le premier jardin de l’homme sédentaire est sans doute un potager. Il va chercher dans le paysage les meilleures plantes et les cultive dans un enclos qu’il aura préparé et défriché. Le potager est travaillé directement en économie circulaire avec le restaurant de la Saline royale. Le jardin récupère les déchets verts du restaurant avec les épluchures ou les déchets alimentaires afin d’alimenter les poules. Les œufs servent bien sûr au restaurant. Des potagers sont travaillés en butte de permaculture. Le promeneur peut sillonner à travers les buttes et découvrir les différentes cultures. Le sol est en sciure et complètement perméable. L’eau est récupérée depuis la cabane existante afin d’alimenter les jardins.

La serre géodésique pour produire sur place nos propres plants
La Saline rovale, fidèle à son identité de territoire d’expérimentations, et dans sa dynamique actuelle, souhaite se doter d’un nouvel outil de cultures maraîchères en 2024 : la serre géodésique. La future serre de la Saline rovale s’inscrit dans une démarche d’innovation et de réflexion partagée qui vise à favoriser l’ensoleillement, l’accumulation de chaleur et l’inertie thermique, la ventilation et l’aspersion, plus généralement l’ergonomie liée aux bacs où pousseront les plants, sans oublier l’usage cyclique de l’eau. Conçue par l’architecte Yann Rocher, la serre est pensée en dôme et constitue une vraie prouesse constructive. La serre sera située dans le 2e demi- cercle de la Saline rovale, à proximité du labyrinthe de miscanthus et en face de la zone de maraichage.





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