
Les jardins en mouvement présents dans le 1er demi-cercle, derrière les bâtiments, sont dessinés selon plusieurs principes.
• Des jardins visitables toute l’année pouvant avoir un intérêt à chaque saison.
• Des jardins dont le centre d’intérêt est le végétal sous ses différents aspects : la graine, le sol, la photosynthèse, l’adaptation, la collaboration, le nourricier, etc.
• L’idée d’une continuité avec le travail des jardiniers qui œuvrent depuis 20 ans à travers le Festival des jardins.
• Un travail de co-signature avec les jardiniers de la Saline.
Les concepteurs paysagistes du Cercle immense (Equipe Mayot&Toussaint et Gilles Clément) ont imaginé ces jardins comme une suite d’ambiances en passant du jardin du vent à l’épine protectrice, du potapoule à la forêt comestible. Découvrir les graines qui voyagent, se déplacent et dorment. Passer sous l’ombre des arbres, marcher pieds nus sur les feuilles, l’humus, les galets. S’arrêter et contempler le ciel dans le jardin du temps…
Les jardins ont pour vocation d’avoir un nouveau regard simple, pédagogique, ludique et poétique sur la vie. Savoir s’émerveiller de la richesse de notre monde et connecter nos sens.
Le mot de Gilles Clément sur les jardins en mouvement
« Les jardins conçus et mis en place par des artistes dans le demi-cercle historique de la Saline ont été prévus comme œuvres éphémères destinées à être régulièrement remplacées au fil du temps. Le projet du Cercle Immense propose de conserver les dernières œuvres en place et de voir comment elles évoluent. C’est l’évolution de ces jardins qui fera l’objet d’une gestion de jardins en mouvement. Pour les jardiniers il s’agit de s’intéresser aux comportements des végétaux et d’intervenir lorsque cela leur semble pertinent en vue de maintenir ou d’augmenter la biodiversité en place tout en intervenant sur l’esthétique de l’espace jardiné. En agissant de cette façon, les jardins peuvent changer de formes d’une année sur l’autre, notamment à partir du comportement des espèces à cycles courts, la plupart du temps vagabondes mais aussi avec des plantes pérennes. Il s’agit donc de la mise en place d’une expérimentation de jardinage en accord avec les exigences de notre temps où la raréfaction de la biodiversité et les changements climatiques nous invitent à procéder différemment dans le mode de gestion. Ce n’est plus la forme qui prend le dessus mais la vie. Cette préséance du vivant ne met pas de côté la dimension artistique de l’œuvre, l’espace jardiné mais elle ouvre sur un dialogue possible entre le jardinier et les espèces dont il s’occupe. Dans ces conditions, le jardinier devient un « savant » capable de déterminer toutes les espèces en place, venues par elles-mêmes ou non et un artiste à l’œuvre pour qui l’œuvre en question n’est jamais achevée. »
Gilles Clément
Jardinier, artiste, paysagiste





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